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20140414

Argotie X - Un écart de conduite










 texte Patrice Cazelles, 
illustrations Sebastien Teisseire

20140115

Argotie VIII - ouala






texte Patrice Cazelles,
illustration Sébastien Teisseire

20140111

ARGOTIE VII - Zacondé mata vichnous


texte Patrice Cazelles, 
illustrations Sebastien Teisseire

20130927

ARGOTIE V - C’qu’onf’







texte Patrice Cazelles,
illustration Sebastien Teisseire

20130420

Argotie IX / à force de la tiendre elle a viendu …







texte Patrice Cazelles, 
illustrations Sebastien Teisseire

20120828

Argoties IV / Jouichansse








texte Patrice Cazelles,
illustrations Sébastien Teisseire

20120305

20111212

secrétions

  

Je te dis
Continents teintés d’un impossible dévoilement

/Le silence s’inscrit
/Séparer écarter
Celer
Peau replis tréfonds
Intime
/Carte sans espace
/Sécrétions procédées de silences
Le secret écoule sa chair que la voix trahit
Surfaces dont rien ne secrète
/Et cela cicatrise
Ecriture recouverte recousue d’écritures
Secret il est dur comme pierre
Vous rendra langue de bois

Minérale

D’un ventre
/L’intime
Toujours visible sur le visible
Scarifie laboure l’écorce

De signes confondus en tracés de signes
Rétention
/Démangeaison de la plaie
Que l’on gratte tiraille /Carte sans espace
La peau porte ses couleurs au secret
Continents teintés d’un impossible dévoilement
Lever le voile et là
Intime
/Le silence s’inscrit
/Séparer écarter
Celer
Peau replis tréfonds
Possède aveugle
Volupté dévolue à la caresse jamais
/La chair qui ne se dit se fait végétale ou minérale

Siècles et galets de silence
Langue campagne de sel brisée
Aux embruns caressés des algues folles
Je te dis mon secret
Que ça n’en est plus un
(Siècles et galets de silence)
Embellie des vents au tanin des marées
Brèche à l’heure du ciel descendant et des tamis de courants

Siècles et galets de silence

Surfaces dont rien ne secrète

/Et cela cicatrise
Ecriture recouverte recousue d’écritures
Secret il est dur comme pierre
Teinture disparaît
Secret il est dur comme pierre
Vous rendra langue de bois
Débord de la chair qui
Mon secret

/ intime l’intime

Creuse

Appelle à l’épanchement des sèves
Mais toujours dessous ce qui circule
Peut-être l’abcès : un silence ruiné en cris
D’un ventre
/Le secret toujours à l’écart des mots
Jeux de
Chair que la voix trahit
Surfaces dont rien ne secrète
/Et cela cicatrise
Ecriture recouverte recousue
Embellie des vents descendant des tamis

/ L’intime intime
/Le silence s’inscrit
Dérober
Cacher dissimuler de l’arbre
Afin que tout de l’arbre et tout des pierres témoignent
Taisent
Siècles et galets de silence

Qui contient possède aveugle
Volupté dévolue à la caresse jamais


/La chair qui ne se dit se fait végétale ou minérale
Inconsommable
Mangez mon
Ordonne et prive toujours ce qui se donne
En son pli touché fait le vide en les mots
Le secret ne se possède
Il est à la saisie
Intime
/Le silence s’inscrit
/Séparer écarter
/Carte sans espace
/Donner le secret le dérobe
Plein toujours vide à la main
Il existe un pont une barge une nage
/C’est le débord de la chair qui
Creuse
Appel à l’épanchement des sèves
Toujours dessous ce qui circule
Signes confondus en tracés de signes
Rétention
/Sécrétions procédées de silences
Le secret écoule sa chair que la voix trahit
/Démangeaison de la plaie
Que l’on gratte tiraille
Je te dis mon secret
Débord de la chair
D’un ventre
Laboure l’écorce
Force d’évider les mots
Mon désir fuit notre langue

Mais toujours dessous ce qui circule






Philippe Desclais
illustrations Sébastien Teisseire

20111010

ARGOTIES III – oncq n’y fit










texte Patrice Cazelles,
illustrations Sébastien Teisseire

20111007

OUALA

Extrait



… POURRI SANS AUTRUIS DÉSIRS COMME TRUIES DANS LEURS DEDANS D’ENCLOS SONT FERMÉS DE L’INTERIEUR LES AMERICAINS SE DÉPLACENT TOUJOURS AVEC LEURS BARRIERES AUTOUR CAR POUR EUX IL Y A DEUX SORTES DE GENS CEUX DEVANT ET DERRIERE LEURS ENCLOS CERTAINS ÉCHAPPENT DE L’INTERIEUR POUR FUIR LE DEDANS Á CAUSE DE L’ODEUR DE VERTU COMPASSÉE QUI PASSE PAS BIEN ET VONT PAR OÙ VERS C’EST PAS VERROUILLÉ C’EST OUVERTS ILS LIBRES ET DIRENT CE QU’ELLES PENSENT SANS MOURIR DU PLEIN DE ÇA ELLES À FORCE DE TAIRE ET SOUMISES ALORS QU’À L’ENVERS CEUX L À D’AILLEURS VEULENT ÊTRE DEDANS POUR PAS MOURIR DE MANQUE À FORCE DE PAS MANGER NI LEURS ENFANTS NI LEURS PARENTS ASSEZ ALORS QUE RIEN DIT NI PENSER DES UNS VAUT LE TROP DIT TROP PENSÉ DES AUTRES ANNULE LES PARTIES COMMUNES SOUVENT LES CHIOTTES VONT L À C’EST LE COMMUN DES MORTELS QUI PARLE DU BAS DES HOMMES ENSEMBLES ASSEMBLÉS TOUR DE TABLE AVANT GUERRE DES BOMBES CELUI QUI DIT C’EST CELUI QU’EST PAS MORT ATONE A PRESENT ATOMIQUE FUCK YOU SHIMA PRÉSENTE LES ARMES DEVANT LES VEUVES AUX LARMES RETENUES COMME LEUR SEXE NE PENDENT PAS ENCORE DEVANT LE CAS N’EST PAS RARE QU’ON MEURE D’UN BOUT A L’AUTRE DE SA NAISSANCE CHAQUE INSTANT ETABLI SELON LE SENS QUE LES AUTRES DONNENT À TA VIE I’ TE TUENT SANS TE SAVOIR UTILE AU MÈTRE CARRÉ QUI RÉCLAME SON BIEN SON DÙ SA QUETE ETERNELLE DSK DESIR SENSUALITE QUEQUETTE DE CHAIRE A FAIRE PATÉ RILLONS CHICHONS EN EXPANSION DANS LA MÉGA DECHETTERIE GALACTICALE SANS QU’EUX NI TETE QUI DÉPASSENT ENGLOUTIS DANS CE QUI N’EST PAS EXPLICITÉ DIT MYSTERE MIS EN PLI DANS LES PHANTASMES DES PHACOCHERES FOUISSANT LA CONCHE ALLELUIA ALLEZ OU Y A ALLELOUIA ALLE ALLONS A LA LUETTE A L’ALOUETTE gentille alouette … ALLEZ LUI LA HOP LA OUI L’OUIE AUSSI T’ENTENDS ALLOU HELA ALLEZ LES LOUPS ALOU ELLE ALLO HALLALI AU FOU CHASSEUR DE TETE DE PINE DANS UNE BOTTE DE POILS ESCLABOUSSEUR D’AROME SUDORIPARE PINARDIER DES BAS FONDS CONDIMENTS D’ALAISE VOICON CI LA TA CONDITION TON TROU DES FESSES EN SOURDINE POLI PAR LA HONTE TA FEMME QUI T’AFFAMES TU BOUGES DANS LES BOUGES CHAQUE NUIT SCELLE TA VIE DANS CELLE QUI LA SUIT COMME INTIMITE CORVEABLE Á MERCI SORTIE D’URINE POINTEUSE POUR ENTRÉE SORTIE DU TRAIN-TROU QUOTIDIEN ALLER AU TERME DU DÉPART CONNAITTRE CE QUI L’A MOTIVÉ PAR SA FIN CE MANQUE INSTRUIT DANS LA COLONNE VERTÉBRANLE DES HOMMES POUR QUI SOIVENT COMMENCÉS D’ALLER VERS EUX POUR S’AGIR DU DÉBUT D’AVOIR DE PRENDRE DE PAS LÂCHER DE POSSÉDER DE PAS LAISSER DE SERRER DE PAS GLISSER DE TENIR DE PAS LAISSER FILER D’ÉTREINDRE DE PAS DÉSSERRER DE TROUVER SA PLACE AILLEURS DANS LE SOI DISTANT POTEAU ANTIDOUTE CONTRE LE MAL DE L’ÊTRE LA GUÉRISON COMMENCE PAR LA FIN ON PARLERA DE ÇA DEMAIN LES CHOSES SONT CE QU’ELLES NE SONT PAS LA VIE EST MAL FAITE OU BIEN C’EST LE CONTRAIRE QUI COMPTE POUR DEUX LES MEILLEURS GAGNENT CONTRE QUI LE TEMPS PASSE A TOUTE VITESSE LES FEMMES N’Y PEUVENT RIEN AUCUNES ELLES TREMBLENT POUR DES ENFANTS QUI ONT PEUR DES HOMMES VOILA OUALA 
OUALA ! POURQUOI ON FAIT DES ENFANTS POUR BOUCHER LES TROUS DERRIERE LES HOMMES QU’ILS ONT LAISSÉ OUVERTS EN PARTANT OUALA !
OUALA ! COMMENT LES HOMMES ILS SE DESEMPLISSENT DANS L’ECART DES FEMMES À PORTÉE D’EUX OUALA !
OUALA  POURQUOI ILS APPROFONDISSENT LES FEMMES AUSSI PAR EN DESSOUS OUALA !
OUALA  LA CAUSE DES PLEURS QUAND LES ENFANTS SORTENT DU TROU OUALA !
OUALA POURQUOI ILS SORTENT COMME DES GRANDS TOUT SEULS LES PETITS OUALA !
OUALA COMMENT ILS ONT FAIT LEUR MERE A FORCE D’ETRE DEDANS OUALA !
OUALA COMM’ A CAUSE DES FEMMES LES ENFANTS DES HOMMES SONT D’ABORD DES FEMMES OUALA !
OUALA POURQUOI LES FEMMES ONT TOUJOURS UN HOMME AUX TROUSSES OUALA !
OUALA  POURQUOI LE TROU DES HOMMES EST LA BAS ET CELUI DES FEMMES ICI OUALA !
OUALA COMMENT LES FEMMES ONT TOUJOURS UN HOMME DEDANS ET UN HOMME DEHORS OUALA !

ELLES

COMME DES TERRES-MINEES CONVAINCUES QU’ON VA LES VAINCRE LES ENFOUIRENT AU RALE AU RATEAU A LA SEMENCE SUCE BITE POUR FAIRE GERMER DES POSSIBILITES D’HYMEN INFLATION COLLECTIVE DES TETARDS DANS LA TERRINE VARIATIONS PROFITABLES OU PAS VAGINATIONS TREPINATIONS COPULATIONS SOUS INFLENCES PRESCRITES PAR LA LUNE SUR MA QUEUE DE COMETE AINSI LA VIE VINT D’UN SPASME CONFONDU AVEC LUI MEME UN VRAI FAUX MONDE UN DOUBLE INTRODUIT DANS LE BAZAR ON SAIT PAS COMMENT LE SCIENTIFLIC DETRICOTTE UNE MAILLE A L’ENDROIT UNE MAILLE A L’ENVERS POUR SERRER LA VIE EN PLEIN FLAG DANS SON JUS MACACH NIQUE PLUTOT TA MERE DIT L’ASTRAL MEME SI C’EST PAS PERMIT TU VERRAS D’OÚ TU DOUTES D’OUTRE LANGES D’OUTRE LANGUE EXOTIQUE D’OUTRE MERE ON Y REVIENT AU PUIT DES TRANSES REMISES AU GOUT DU JOUR LES MARCHES OU CREVE DANS LA SOLITUDE APRES LE DEMI MONDE EN DEMI TEINTE TOUJOURS UN MANQUE A JOUIR UN SEUL COTÉ DU CORPS UN SEXE ET L’AUTRE PAS MÊME LA JEUNESSE N’Y PEUT RIEN UN AMOUR POINTILLÉ SUR LA BANDE D’ARRET D’URGENCE TU RISQUES GROS TON ESPOIR EST MAIGRE LA SORTIE DE ROUTE INCONNUE MAIS SURE LES LIENS SUIVENT TES CICATRICES DANS LA PEAU REMONTENT A TES DEBUTS REJET SURGEON RHIZOME VALEUR AJOUTEE EN SUS SURNUMERAIRE GRASSE D’INNOVATION A PORTEE DE TOI VIE LÉTALE ETALÉE SUR DES LITS SANS SUITE SINON SON TRONC BOUGE COMME CELUI DES ARBRES AILLEURS LEUR TETE RESPIRE EN SPIRALES COURBE LES MIROIRS DU TEMPS VOILA TON SORT DANS SON SORT EMIS TU L’ENCORCELLES A COUP DE SORT TU L’ASSORTI DE MOUVEMENT LENTS OU RAPIDES SELON LES GEOMETRIES DE L’ACTE EN COURS PROLEGOMENES AUX JOUISSANCES EFFECTIVES AU CREUX DU FLUX TU BOUGES EMBOURBÉ LA DEDANS COMME LA PLAIE DANS SON PUS TU CRIES TA JOIE AU CUL DU MONDE QU’IL T’ENTENDE SAILLIR DANS SON ORBITE PERCER LA RONDELLE DE SATURNE ET REVENIR A PIED UN PEU BOURRÉ LE SEXE EN ECHARPE BALLANT DANS LES LATRINES DU JOUR TU CROISES LES EMPÊCHÉS DU VIDE QUI SE REMPLISSENT DE MÉMOIRE FAITS ET GESTES COMME SECONDE …  




20110810

Zacondé mata vichnous







extrait
Tof m’énerv’ a l’algazie ! Zacondé mata vichnous ! Roba seletium accreditur la manœuvre en soudard ! … et qui viendra comme équidé dira … savons pas … sommes à cheval sur l’aveu … galop troppo maestoso … on débrief en bas … du rare … de l’épiphénomène comme Céline eut cru … à l’impro tissage on verra les mieux cousus … le scalp des linguistes au bout des pouèm’ … on verra ! … yo pi dou pi da ! … ça com’ la vérité des sots … c’est si long d’accrédir ce que c’est … le bras du corps qu’on a porté dans la nuit …loin … longtemps … Bastille devant … couru d’avance … brandi à ta santé … aveugle mu par qui vient … est agi de là … d’la gueule … lettre à son corps qui parle … « je suis celui qui sait au péril de sa nuit ». Insomnie. … rêve debout … passage à tabac : les cigarettes parlent aux poumons (bruitage bouche inspir/expir) … la grande permutation aura lieu … les hommes même en cloque … ravis du dedans … empêtrés dans leurs voies pénétrées … par ouille ? … laboureur labouré … les sentes glorieuses de la promiscuité ouvertes … poui !… qui poui puira ? … dit-on … emplissons-nous d’ouverture … allons de l’arrière … affectons d’en être pas, plus, pour ou contre toi … qu’importe … un seul écart et c’est toute la mer de soi qui s’en va … qui nous noie … retranché du grand bordel la dialectique barbotte … petit bouchon rêveur … sans plaque d’immatriculation … illusion aux petits lardons, sans goût … ni dégoût … existentielle malgré elle … ce qu’on sait nous ignore … la solitude vient de là … une indifférence ontologique … désastre des astres … on est mal coté dans la Grande Ourse … plus on l’approche, moins on la voit …Ah ! la science ! la tête dans la molécule pendant qu’elle nous enc. … la vérité est comme ça … bigbang badaboum … en attendant, le réel s’en met plein la fouille … il surfe sur notre incomplétude … peut-être même que ça l’excite … ce qui existe excite le réel … manœuvre dilatoire : la folie … mais les parois sont lisses … on s’accroche aux branches basses, comme les saints … tout est parabole … on ne dit rien parce qu’il n’y a rien à dire « exactement », c’est autre chose … on en vit … les doigts dans la serrure … tu respires à peine sous le poids du monde … et tu t’atteins quand tu t’éteins (te te te ?… te te te te !) … allons bon y’en a qui chialent … mais c’est pour rire … histoire de pas mettre tous ses œufs dans le même concept … dévier les déterminismes … opacifier les vues … rendre … taveler … plûrer les torses … procéder à l’évitation des bas … aller au plus ample … annihiler l’annulant … l’étant fratricide … se payer d’opercule à boucher … de fente à découdre … le jouet plastic … l’hymen en polyuréthane … le torride à l’échasse … l’enduit au sillon et la terre en sautoir … yop yop yop … yopi ! … oualà ! ça rie dès lors … pour mouiller le sec faut bien








Patrice Cazelles

dessins de Sebastien Teisseire

ARGOTIE VI - Parfaire…




texte Patrice Cazelles,
illustrations Sebastien Teisseire



ARGOTIES II - Listing








texte Patrice Cazelles,
illustrations Sebastien Teisseire

ARGOTIES I - Elle parle la vieille









texte Patrice Cazelles,
illustration Sebastien Teisseire